Le village de Chooz,
historiquement un des plus vieux de la pointe de Givet, se situe dans une pointe du
territoire français que tout le monde identifie du premier coup d'il mais que peu
savent nommer dans une terre d'Ardennes, elle aussi trop méconnue.
Si Chooz se doit d'être "célèbre", c'est surtout pour son
appartenance à l'histoire du nucléaire français puisque Chooz A, centrale franco-belge
de 300 MW, fut la première tranche nucléaire de type REP (Réacteur à Eau Pressurisée)
à être mise en service en France (en 1967) et à être démantelée depuis 1991.
Une histoire qui continue avec la mise en service d'un Centre
Nucléaire de Production d'Electricité (CNPE, Chooz B) qui est la tête de série du
palier N4, nouvelle génération de centrales nucléaires qui s'organisent autour de deux
réacteurs de 1450 MW.
Il est indéniable que la centrale (les centrales devrait-on dire) a
été et demeure un atout majeur du développement de la commune avec, en premier lieu, un
afflux de population qui a permis des échanges humains et culturels très riches
provoquant une mutation importante du savoir-faire des habitants.
Aujourd'hui, Chooz, mais plus généralement la communauté de communes qui s'est
créé pour accompagner le développement de la pointe, ainsi que le département des
Ardennes dans son ensemble, bénéficient des apports économiques de la centrale: une condition importante mais pas suffisante pour assurer le
développement de la commune; c'est ce qui a incité Michèle Marquet, Maire de Chooz, et le conseil municipal, à réfléchir aux moyens complémentaires à mettre en uvre pour assurer un
développement économique, culturel et éducatif de sa commune indépendamment du pôle représenté par la Centrale : une démarche pragmatique qui vise à capitaliser sur des acquis pour
anticiper l'avenir.
L'axe d'un déploiement prenant appui sur les Nouvelles Technologiques de l'Information
et de la Communication (NTIC) a alors pris forme dès 1997 pour s'incarner dans un projet
global de "Village Numérique" en septembre 1997.